C’est la débandade. Plus aucun
responsable du Parti Socialiste ne pense que la gauche peut gagner les
élections législatives de juin, et ils le montrent tous !
Plus aucun espoir, et c’est visible jusque dans leurs paroles….
Les militants socialistes,
déçus de l’élection de N. Sarkozy à la tête de l’Etat, attendaient autre chose.
Ils espéraient une sorte d’union pour réussir en juin là où ils avaient échoué
en mai.
Mais non, au PS, ça se tire dans les pattes, aucune unité de façade, et le cœur (laver son linge sale en famille) l’a malheureusement emporté sur la raison (attendre le 17 juin pour le faire).
Toutefois, une question importante se poserait, si la gauche l’emportait en juin.
Qui serait Premier
Ministre de Nicolas Sarkozy ?
En cas de cohabitation, le poste échoit au
leader naturel du parti principal d’opposition. Euh….en ce moment, c’est un peu
compliqué, … ce devrait être François Hollande, mais il est contesté jusque
dans ses propres rangs (à cause la stratégie menée par le PS pendant la
campagne présidentielle). Alors, qui ? Ségolène Royal ? Pareil (pour
avoir perdu de façon assez sèche lesdites élections). Strauss-Kahn ? Il ne
représente qu’une partie du PS (sa droite) Fabius ? Lui représente la
gauche du PS.
Chacun essaie de tirer la couverture à soi, DSK étant le premier à avoir commencé (avec quel brio ! ……. quelques secondes après la publication officielle des résultats du second tour), mais aucun ne fait l’unanimité.
Cette absence de leader naturel est également problématique pour la campagne qui a à peine commencé. Qui va la mener ? Un sondage Ipsos nous affirme que 53% des sympathisants PS souhaitent que ce soit Ségolène qui mène la campagne. Vu les tirs en roquette qu’elle a dû essuyer de la part des éléphants du PS lors de sa campagne présidentielle, nous pouvons être sûrs que, cette fois-ci non plus, ils ne vont pas l’épargner, et ils vont même certainement l’enfoncer.
Très certainement, François Hollande va mener la campagne des législatives pour le PS. S’il gagne, il sera nommé Premier Ministre (mais qui y croit encore ?), s’il perd, les trois autres (Fabius, Royal, Strauss-Kahn) en profiteront pour le rejeter dans les limbes du PS. Et, dès le 18 juin, la guerre de succession sera officiellement déclarée. Du résultat dépendra la stratégie du PS dans les mois et les années à venir, et le prochain candidat aux élections présidentielles. Mais, contrairement à ce que pense Ségolène Royal, cinq ans, c’est loin, c’est long, et il peut se passer beaucoup de choses.
En tout cas, le PS doit se trouver un leader incontesté, et définir le plus vite possible sa stratégie pour les prochaines années. Mais avant ça, il faut qu’il se mette en ordre de bataille dans les circonscriptions comme au siège national pour faire un bon résultat aux législatives !
Les responsables politiques s’en moquent, mais les militants le demandent.

