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07/05/2008

6 mai 2007 - 7 mai 2008 : un an et un jour après

Déjà un an qu'a eu lieu l'élection présidentielle.... Cet anniversaire ne donnera lieu à aucune rétrospective de ma part, ni à aucun bilan.


Que pourrait-on dire de cette année de toute façon ?

La forme est médiocre. La majorité des Français est agacée par le style "nouveau riche" de Nicolas Sarkozy. Quant au fond, cela dépend de vos opinions politiques. Mais Sarkozy ayant promis beaucoup, de nombreux Français sont évidemment déçus, les résultats n'étant pas rapides.


Je voudrais juste me replonger un an arrière. Au moment de l'élection présidentielle, je venais de débarquer quelques mois auparavant aux USA après une année passée en France. J'étais très intéressée par la campagne présidentielle et par les choix de société que chaque candidat représentait. N. Sarkozy promettait la rupture. Les blogueurs politiques, de droite comme de gauche, émettaient des réserves sur cette promesse. Sa marge de manoeuvre n'était pas très importante.

Un an après.... le hasard veut que je sois en France pour quelques jours en ce moment. De ce que je vois, rien n'a réellement changé. Sauf peut-être moi.
Sarkozy avait promis d'être le président du pouvoir d'achat. Celui-ci est toujours aussi médiocre. Les prix sont terriblement élevés (même sans la baisse dégringolade du dollar, tout est plus cher ici). Les Français se plaignent.

Sarkozy avait promis de réévaluer la notion de travail. Mais on ne peut pas aller à contre-courant de la société, c'est irréaliste. Les Français n'aiment toujours autant pas travailler ou tout au moins ils privilégient leur vie privée (le mois de mai est sûrement le plus incompréhensible pour les étrangers). Les Français résistent.

Aucune rupture. Aucun changement. Seulement plus de morosité, de déception, d'ennui.



NB : Ce texte n'est pas sur les USA mais sur la France. Merci de ne pas me citer tous les défauts et inconvénients des USA, je suis pleinement consciente qu'il y en a.

25/02/2008

Les dépenses des communes et des conseils généraux

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A l’approche des élections municipales, avant de glisser un bulletin dans l’urne, il apparaît nécessaire de rappeler les compétences des plus de 36 000 communes de France, par l’étude de leurs dépenses :

Dépenses des communes par fonction, en % (2006) :

Services généraux : 35,1

Aménagement, propreté, environnement : 21,4

Culture, Sports, Jeunesse : 17,2

Enseignement (écoles primaires) : 12,3

Interventions sociales et santé : 4,3

Famille : 4,1

Sécurité : 2,7

Développement économique : 1,7

Remboursement de la dette et intérêts : 0,8

Autres : 0,4

A noter que le budget total des communes françaises s’élève à environ 85 milliards d’euros (6 pour la collectivité parisienne qui est à la fois commune et département).

Les élections de mars 2008 vont également permettre le renouvellement d’une partie des conseils généraux par la tenue de cantonales dans certains départements. L’occasion de rappeler les compétences et postes de dépenses des départements, que la Commission Attali propose de supprimer :

Dépenses des départements par fonction, en % (2006) :

Action sociale, RMI, APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), Prévention : 48

Transports, réseau routier : 17

Enseignement (collèges) : 7,6

Services généraux : 6,7

Remboursement de la dette et intérêts : 5,5

Aménagement, environnement : 4

Culture, Sports, Loisirs : 3,6

Sécurité : 3,7

Développement économique : 3,4

Autres :0,5

60 milliards d’euros environ sont dépensés chaque année par les conseils généraux.

21/01/2008

Quelques enjeux des municipales à venir

Les élections municipales qui se dérouleront en mars prochain dans plus de 36 000 communes concernent en premier lieu des enjeux locaux. Dans la plupart des communes, notamment de petite taille, ce postulat s’avère une évidence. Cependant, cette échéance démocratique qui intervient un peu moins d’un an après l’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République va bien entendu être scrutée avec beaucoup d’attention par les différents observateurs de la vie politique française comme un test national. Test national visant à mesurer au-delà des sondages la confiance des Français dans la majorité présidentielle et dans sa capacité à mettre en œuvre les mesures attendues notamment en ce qui concerne le pouvoir d’achat. Test national qui permettra d’évaluer la capacité de l’opposition, essentiellement socialiste, à rebondir sur le terrain local à défaut de proposer une alternative crédible sur le plan national…pour le moment en tout cas. Test national qui aura également le mérite de tirer les conséquences des stratégies d’ouverture mises en œuvre par l’UMP mais également par d’autres partis politiques comme le PS. Marseille est probablement le meilleur exemple d’une «ouverture multipolaire», puisque le Maire sortant et candidat à sa propre succession Jean-Claude Gaudin (UMP, ex-DL) accueille un élu PS sur sa liste, que l’opposition socialiste fait de-même en débauchant un responsable politique local issu à l’origine…du RPF de Charles Pasqua.

Quant au MoDem de François Bayrou, il a choisi de désigner comme tête de liste l’eurodéputé Vert Jean-Luc Benhamias, rallié depuis la présidentielle au leader centriste qui ambitionne de conquérir la Mairie de Pau, face à Yves Urieta, Maire socialiste sortant investi par…l’UMP.

Au niveau des grandes villes de métropole, l’objectif de l’UMP est avant tout de ne pas perdre de villes de plus de 100 000 habitants. Caen, Rouen et Strasbourg apparaissent ainsi en danger pour les candidats de la majorité présidentielle. En ce qui concerne Toulouse et Marseille, rien n’est non plus joué d’avance pour l’UMP et ses partenaires. A Bordeaux, un duel serré s’annonce entre l’ancien Premier Ministre UMP Alain Juppé et son adversaire socialiste Alain Rousset, Président de la région Aquitaine.

Même si l’UMP cherche avant tout à sauver les meubles en conservant un certain nombres de villes clés, Nicolas Sarkozy a fixé à la majorité présidentielle un objectif de conquête de taille, la reprise de Lyon à la gauche. Traditionnellement de droite, mais modérée (d’où le basculement à gauche de la capitale de la région Rhône Alpes en 2001 en raison de la division de la droite et de la droitisation d’une partie de cette famille politique autour de l’ancien Ministre de la Défense Charles Millon), Lyon se caractérise par un bilan du Maire sortant socialiste Gérard Collomb globalement très positif (mise en place avant Paris d’un système de vélos en libre service, gouvernance municipale plutôt consensuelle au centre-gauche, etc.), ce qui rendra la tâche de la reconquête particulièrement difficile pour Dominique Perben. Nicolas Sarkozy a cependant augmenté les chances de victoire de l’ancien Garde des Sceaux et Ministre des Transports des gouvernements Raffarin et Villepin en obtenant le ralliement à Dominique Perben du MoDem, grâce à une promesse de nomination de son leader local Michel Mercier, Sénateur du Rhône, lors du prochain remaniement ministériel qui devrait intervenir à l’issue des municipales.

S’agissant de Paris, la reconduite de Bertrand Delanoë apparaît quasiment assurée, grâce à un bilan très positif reconnu aussi bien à gauche qu’à droite. Nicolas Sarkozy n’a d’ailleurs aucun intérêt à ce que la capitale repasse à droite, le poste de Maire de Paris constituant fréquemment un tremplin pour une ambition présidentielle. Notons cependant l’intérêt porté par le Président de la République dans la reconquête du 12ème , arrondissement clé lors des prochaines municipales. Après l’échec d’Arno Klarsfeld aux élections législatives dans la circonscription couvrant cet arrondissement, ce qui a privé le très médiatique avocat d’un Secrétariat d’Etat, c’est l’ex-MoDem Jean-Marie Cavada qui brigue pour la majorité présidentielle la Mairie d’arrondissement, suivi sur sa liste de la Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi Christine Lagarde. L’ancien présentateur de «La Marche du Siècle» cherche également à faire du 12ème arrondissement un tremplin pour un portefeuille ministériel. Preuve de l’intérêt des partis politiques pour cet arrondissement clé, le MoDem y a investi l’ex-candidate à l’élection présidentielle et Présidente de CAP 21 Corinne Lepage.

Le Parti Communiste joue quant à lui une partie de sa survie tant politique que financière. Disposant actuellement d’un réseau d’élus locaux, notamment municipaux, importants, le PC cherche avant tout à conserver ses bastions, en région parisienne et dans les Bouches-du-Rhône en particulier.

Cette échéance sera en tout cas en mesure de faire un état des lieux des rapports de force politiques près d’un an après le début de la rupture sarkozyste. A suivre avec attention.

27/09/2007

Sarkozy vient de créer un parti de gauche

Jean-Marie Bockel vient de créer un nouveau parti de gauche, Gauche Moderne, d'inspiration socio-libérale.

   

En faisant cela, il prend, officieusement et peut-être pas éternellement, la relève de Dominique Strauss-Kahn, parti s’amuser dans d’autres sphères (pour l’instant, il n’est président de rien du tout, mais c’est sûrement très provisoire). DSK était le chef du courant socio-libéral au PS : sa place vient de se libérer, les chacals accourent.

   

Comme DSK, Bockel est membre du Parti Socialiste (ou, tout au moins, l’était jusque récemment) et socio-libéral. Mais il y a une différence majeure entre les deux hommes : Bockel est rentré dans le gouvernement Fillon, un gouvernement de droite (même si ce dernier a ratissé largement, jusqu’aux personnalités de gauche).

   

Nicolas Sarkozy et son équipe ont investi l’UMP, parti de droite. Aux présidentielles, il a réussi à amoindrir significativement le Front National, parti d’extrême droit. Aux législatives, le Nouveau Centre avait été créé, principalement pour contre-carrer le Modem (ex-UDF), il est le repère de personnes ex-UDF ayant rejoint Sarkozy. Maintenant, Sarkozy a donné son accord à la création d’un parti qui se revendique de gauche et dont le nom est Gauche Moderne. Cet homme est en train de recomposer le paysage politique français, de l’extrême droite au centre-gauche.

   

Bientôt, il n’y aura qu’un parti unique, avec différentes appellations selon que l’on veuille attirer des personnes de droite ou de gauche.

   

Et, en attendant, le Parti Socialiste parle toujours de rénovation mais pour l’instant ne fait strictement rien….

 

 

Agathe

06/09/2007

La discrimination positive au PS

L’hebdomadaire Marianne a récemment relaté dans un court article les propos de la socialiste Ouarda Karaï à la tribune du Conseil national du PS. Soulignant qu’aucun député français n’est issu de l’immigration maghrébine ou africaine, Ouarda Karaï aurait «balancé» le très ségoléniste et marseillais Patrick Menucci avec les mots suivants : «Quand j’ai demandé ce qui me valait l’honneur de participer au comité de campagne de Ségolène Royal, une voix qui sentait bon la Canebière m’a répondu : parce que tu es une femme et que tu es une Arabe. Je l’avais remarqué, mais il était important de me l’entendre dire».

   

Pour avoir connu personnellement Ouarda Karaï en 2002-2003 à l’occasion d’un stage d’assistant parlementaire de quatre mois, alors qu’elle n’était qu’une « simple militante » socialiste dans le 20ème arrondissement de Paris puis par la suite assistante parlementaire, je ne peux malheureusement que confirmer les propos de Patrick Menucci, à moins que je ne sois passé à l’époque à côté des talents cachés de Ouarda Karaï. Je me souviens surtout d’une personne prête à tout pour arriver à ses fins, jusqu’à être à l’origine de situations visant à porter préjudice à autrui. «Diviser pour régner», telle pourrait être la devise de Ouarda Karaï. A défaut de talent et d’éthique, Ouarda Karaï dispose au moins de certaines qualités qui peuvent malheureusement s’avérer utiles en politique… Dommage tout de même pour le Parti Socialiste, car les vrais talents issus de l’immigration maghrébine et africaine ne sont pas inexistants dans notre pays. Au PS comme aux autres partis de chercher à les promouvoir.

   

04/09/2007

Pour un Bad-Godesberg du Parti Socialiste

Le week-end dernier a été marqué par les traditionnelles universités d’été du PS de La Rochelle, ville radicale de gauche puis socialiste depuis des décennies.

 

En vedette de ces universités, l’ex couple vedette de l’élection présidentielle, Ségolène Royal et François Hollande. Les autres éléphants, dont nombreux ont succombé aux charmes de l’ouverture réalisée par le Président Sarkozy, ont figuré aux abonnés absents, remplacés par leurs plus fidèles lieutenants (l’ex-trotskyste Jean-Christophe Cambadélis en représentant de DSK par exemple). L’ancien Premier Ministre et Premier Secrétaire du PS Michel Rocard, de passage aux universités d’été quelques jours après l’annonce de son entrée au sein du comité chargé d'organiser la concertation sur la revalorisation du métier d'enseignant, que devrait présider Marcel Pochard, ancien directeur de la fonction publique, sur proposition du Ministre de l’Education Nationale Xavier Darcos, a été accueilli par des huées de bon nombre de militants socialistes. Michel Rocard, bien souvent critique à l’égard de son propre parti, n’a pourtant jamais renié son appartenance à la gauche et au PS. En outre, Michel Rocard n’a fait accepter de participer à une commission gouvernementale dont la diversité dans la provenance de ses membres ne peut représenter qu’une richesse pour le fruit du travail collectif qui y sera réalisé. Mais voilà, le pluralisme en politique n’a jamais fait très bon ménage avec une partie de la famille socialiste, encore rigidifiée dans un archaïsme idéologique déconcertant. Il a fallu que l’ancienne Ministre Marylise Lebranchu intervienne et explique la démarche de Michel Rocard pour que celui-ci soit enfin à peu près respecté par les militants présents dans la salle.

 

 

Au fait, de quoi ont pu parler les militants et rares éléphants du PS présents à La Rochelle ?

 

De rénovation. Il est vrai qu’après trois défaites consécutives à l’élection présidentielle, une rénovation en profondeur semble s’imposer au Parti Socialiste.

Un PS de facto réformiste quant il est aux responsabilités, et bien souvent archéo-démago-gaucho-populo quant il se trouve dans l’opposition.

 

Le parti de François Hollande est le seul en Europe à ne pas s’assumer réformiste et à avoir encore des doutes sur la nécessité ou non de remettre en cause l’économie de marché. Au programme des débats des derniers jours : la sécurité, qui ne doit plus être un thème tabou car concernant en premier lieu les milieux modestes, l’emploi, au-delà du seul prisme de la réduction du temps de travail, la maîtrise des flux migratoires, au-delà de la seule revendication de régularisations massives, etc.

 

Il faut reconnaître à Ségolène Royal le mérite d’avoir dépoussiéré le logiciel socialiste à bien des égards resté en «version Windows 1972», année du programme commun de la gauche.

 

Ces débats d’un autre âge pour la plupart des partis socialistes et socio-démocrates européens, Ségolène Royal a réussi à s’en affranchir et à poser dès maintenant les bases d’une social-démocratie moderne. Reste que le ségolisme ne représente pas l’ensemble du PS, qui après avoir débattu sur la rénovation du parti, a entonné en cœur, et sans complexes, l’Internationale, qui rappelons-le fut l’hymne national de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS). Simple détail me direz-vous ? Un détail qui en dit long de l’éthique d’un grand parti qui mérite mieux que cela. A quand le Bad-Godesberg du Parti Socialiste français ?

    

01/08/2007

Le sauveur du monde en 80 jours

Cela fait un peu moins d’une centaine de jours que Nicolas Sarkozy a été élu. Le mois d’août sera consacré aux vacances (studieuses pour les ministres, comme il se doit), il est donc naturel de faire un petit bilan de ces trois premiers mois de Sarkozy à la tête de l’Etat.

   

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19/07/2007

Institutions Sarkozy: il y a péril en la demeure

   

Julien (de Politique-Info) nous propose, pour commencer notre réflexion sur la réforme des insitutions, un texte qu’il a écrit la semaine dernière sur le sujet.

   
   
   

Sarkozy prend une initiative à priori difficile à contrer : réformer les institutions. Il va réformer les institutions de la Vème République.

 

Une réforme institutionnelle ne vient jamais par hasard : elle est l'aboutissement d'une réflexion bien en amont.

 

On peut opportunément rappeler que c’est l'Institut Montaigne qui a pensé dès 2002-2003, pour le compte de Sarkozy et de ses amis patrons de compagnies d’assurance, la réforme aujourd’hui annoncée, qui devrait être adoptée dès l'automne, qui vise à accentuer le caractère présidentialiste du régime, au détriment des pouvoirs du Parlement et de ceux du pouvoir judiciaire.

L'UMP (et notamment son service des « études », dirigé par Emmanuelle Mignon, ont emboîté le pas...

 

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Les institutions de la Vème République bientôt réformées ?

Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi 12 juillet, à Epinal, la création d’un comité de 12 à 15 membres qui aura jusqu’au 1er novembre pour réfléchir à une réforme des institutions françaises.

   

Ce comité de 12 à 15 membres sera présidé par l’ancien Premier ministre Edouard Balladur et comprendra des personnalités « choisies sur les seuls critères de leurs qualités personnelles, de leur hauteur de vue, de leur expérience, de leurs compétences » (dixit N. Sarkozy). Selon L’Express, à gauche, Jack Lang (ancien ministre) siègera aux côtés de Guy Carcassonne (ancien conseiller de Michel Rocard), d'Olivier Duhamel (professeur de droit et ancien député européen), et d'Olivier Schrameck (conseiller d'Etat et ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin). Jean-Louis Bourlanges (député européen UDF) et Jean-Claude Casanova (économiste) représenteront le centre. Luc Ferry (ancien ministre de l'Education) et Pierre Mazeaud (ancien président du Conseil constitutionnel) contribueront au nom de la droite. Quatre professeurs de droit (Bertrand Mathieu, Anne Levade, Dominique Chagnollaud, Denys de Béchillon) figurent aussi sur la liste publiée par Le Monde.

 

 

   

Nous aimerions, sur ce blog, discuter de nos institutions françaises, et de la nécessité ou non de les réformer.

   

 

Si vous voulez contribuer par des commentaires ou, encore mieux, des textes, vous êtes les bienvenus ! Nous serions très heureux de publier le fruit de vos réflexions….

    

13/07/2007

La recomposition de l'échiquier politique français

Les deux textes précédents (sur les causes des problèmes du PS et sur son avenir proche) nous amènent à nous interroger sur ce que veut dire, en 2007, être à droite et être à gauche. Les membres de kiwis (voir le post de Pierre ou celui de Toréador par exemple) se sont penchés sur le sujet ces derniers jours, ce blog n'en fait pas partie, mais la question se pose naturellement au début de ce mois de juillet, deux mois après la victoire de Sarkozy à l'élection présidentielle.



Nicolas Sarkozy, pendant la dernière campagne présidentielle, a repoussé la ligne traditionnelle entre extrême droite et droite, la ligne qui départageait habituellement le Front National et l’UMP. Il allait « chercher les électeurs du FN un par un » et les ramenait dans le « droit chemin ». Ses déclarations sur l’immigration et sur le gène de la pédophilie et de l’homosexualité étaient pour plaire à l’électorat de droite tenté par le vote FN (même si je ne nie pas qu’il pensait réellement ce qu’il disait).

   

Depuis le 16 mai 2007, Nicolas Sarkozy emploie une autre stratégie politique. Il a contenté sa droite, avec entre autres la création d’un Ministère de l’Immigration, il s’emploie maintenant à aller chercher une par une les personnalités politiques de gauche.

   

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