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29/11/2007

Un Ministre algérien ouvertement antisémite

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Scandaleuse, répugnante, indéfendable, et surtout… décevante, alors que nous sommes en 2007. L’interview du Ministre algérien des Moudjahiddines (Anciens Combattants) Mohamed Cherif Abbés publiée par le journal El Khabar lundi dernier fait froid dans le dos, tant l’antisémitisme primaire qui en ressort n’est pas digne d’un responsable politique de haut niveau, plus de 60 ans après le drame de la Shoah. Rappelons qu’en 1897, Emile Zola écrivait ceci dans sa Lettre à la Jeunesse :

«Des jeunes gens antisémites, ça existe donc, cela ? Il y a donc des cerveaux neufs, des âmes neuves, que cet imbécile poison a déjà déséquilibrés ? Quelle tristesse, quelle inquiétude, pour le vingtième siècle qui va s'ouvrir

Que dirait Emile Zola après un vingtième siècle qui a connu le paroxysme du déchaînement de la haine et de la violence antisémite ? Que dirait Emile Zola d’un troisième millénaire qui débute sans s’être débarrassé de ce poison imbécile qu’est l’antisémitisme ?

Double Regard a reproduit à la suite de ce post l’intégralité de l’interview donnée par Mohamed Cherif Abbés au journal El Khabar, également consultable sur le site Internet du quotidien algérien :

http://www.elkhabar.com/FrEn/lire.php?ida=88402&idc=51&date_insert=20071125

A noter que les passages en gras le sont par les soins de Double Regard.

Le ministre des Moudjahiddines, Mohamed Cherif Abbés, à El Khabar
La venue de Macias est une provocation, au même titre que fût celle du traitre Mekachra
Certains responsables se sont précipités en approuvant le projet de Sarkozy

Le ministre des Moudjahiddines, Mohamed Cherif Abbés, n’a pas dissimulé son opposition aux positions de certains responsables qui ont appuyé le projet du président français « l’union méditerranéenne ». Il indique dans une interview accordée à El Khabar que ce projet « ne reflète pas la position officielle de l’Algérie », ajoutant que la normalisation des relations avec la France ne se fera pas durant l’ère Sarkozy. Il a, par ailleurs, abordé la question de la remise des plans des mines, les excuses et le rôle du lobby juif dans la décision française.

El Khabar : Dans quel contexte placez-vous la visite de Nicolas Sarkozy, le mois prochain ?
Mohamed Cherif Abbés : C’est une visite de courtoisie, sans plus, qui vise à garder les relations bilatérales actuelles en attendant de voir ce que nous réserve l’avenir.

El Khabar : Cela signifie-t-il que des relations de parité entre Alger et Paris ne sont pas envisageables ?
Mohamed Cherif Abbés : Au jour d’aujourd’hui cela n’est pas envisageable, les français ne son pas prêts et en particulier durant le mandat de M. Sarkozy. Vous connaissez les origines du président français et les parties qui l’ont amené au pouvoir. Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l’effigie de Nicolas Sarkozy, en pleine campagne électorale ? Le gouvernement d’ouverture que dirige M. Sarkozy, qui a vu plusieurs personnalités de gauche rejoindre un gouvernement de droite soulève plusieurs interrogations comme pourquoi Bernard Kouchner a décidé de sauter le pas, cela ne s’est pas fait pour des croyances personnelles. Ceci était le résultat d’un mouvement qui reflète l’avis des véritables architectes de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de la décision en France.

El Khabar : Certains estiment que la remise des plans des mines de l’ère coloniale est un geste qui reflète les bonnes intentions de la France, alors que d’autres voient que cela ne vise qu’à racheter des erreurs. Etes-vous d’accord ?
Mohamed Cherif Abbés : Je crois que la remise des plans des mines n’est rien d’autre qu’un coup de pub et je ne vois en aucun cas de bonnes intentions en cela. Cependant cela peut être perçu comme un aveu de la France, elle reconnaît ainsi que la guerre menée en Algérie n’a rien d’honorable, car elle a utilisé des procédés barbares comme les mines.

El Khabar : Sarkozy a appelé les pays du bassin méditerranéen, anciennes colonies de son pays, à tourner la page et à se concentrer sur le projet de l’union méditerranéenne qu’il considère comme l’avenir de la région. N’est ce pas une approche pragmatique qui sert l’Algérie dans un monde d’intérêts ?
Mohamed Cherif Abbés : Il cherche une politique qu’il peut « sarkoziser » et je crois qu’il s’est un peu précipité. En tout cas il a le droit de lancer tout les projets qu’il veut, mais ce qui nous importe c’est sa politique vis-à-vis de l’Algérie. A mon avis, si la France ne reconnaît pas les crimes qu’elle a commis en Algérie, une normalisation ou une réconciliation n’est pas envisageable. Les relations ne dépasseront pas le cadre des échanges commerciaux. Parler d’un traité d’amitié ou de réconciliation sans excuses ?...impossible.

El Khabar : Que pensez-vous de la position algérienne concernant ce projet ?
Mohamed Cherif Abbés : Certains responsables se sont précipités en approuvant ce projet. La position de l’Etat n’a pas changée, il ne reconnaît pas ces projets car il ne connaît pas leur contenus. Pour faire court nous n’approuvons pas et nous ne refusons pas…telle est la position officielle.

El Khabar : L’arrivée d’Enrico Macias en Algérie a déclenché une polémique, que pensez-vous de cette visite ?
Mohamed Cherif Abbés : l’arrivée de Hamlaoui Mekracha, ex ministre des anciens combattants avec Jaques Chirac était une provocation. La venue d’Enrico Macis est une provocation mais à un degré moindre car il n’est pas d’origine algérienne, contrairement au premier qui a été considéré comme un traitre. Je crois que Enrico Macias ne fera pas partie de la délégation qui va accompagner M. Sarkozy.

El Khabar : Que diriez-vous à Nicolas Sarkozy, si vous venez à parler de l’histoire commune et des relations entre les deux pays ?
Mohamed Cherif Abbés : Je ne lui dirai que « faute avouée est à moitié pardonnée ».

26-11-2007
Entretien réalisé par Hamid Yes/ Traduit par B. A

27/11/2007

Alternance politique en Australie

Kevin_rudd

Alternance politique en Australie après onze ans de pouvoir conservateur. La victoire des Travaillistes aux élections législatives du week-end dernier est sans appel, avec plus de 53% des suffrages, qui permettront à Kevin Rudd de devenir Premier Ministre. Même le Premier Ministre sortant John Howard sort défait à titre personnel de cette élection, perdant son siège de parlementaire dans sa circonscription des environs de Sydney, une première depuis des décennies en Australie pour un chef de gouvernement sortant. L’essentiel de la campagne s’est joué sur les thèmes du réchauffement climatique et sur la politique étrangère. Une telle centralité de ces deux thématiques serait impensable en France dans le cadre d’une campagne électorale. Il convient tout de même rappeler que sous le gouvernement de John Howard, l’Australie a engagé ses troupes en Irak aux côtés des Américains. Un retrait progressif des troupes australiennes devrait être mis en place par le nouveau Premier Ministre Kevin Rudd. Par ailleurs, l’Australie devrait prochainement signer le Protocole de Kyoto, contribuant ainsi à faire de la lutte contre le réchauffement climatique une vraie priorité. Pour le reste de son programme, le candidat travailliste peine à se démarquer du Premier Ministre sortant. Kevin Rudd rejette toute appartenance à la «gauche», préférant se qualifier de «moderniste». Sur la question de la lutte contre l’inflation, il a même jugé l’action de John Howard comme trop laxiste. En ce qui concerne l’immigration, le nouveau Premier Ministre australien prône un «système d’immigration ordonnée». Le parallèle est souvent fait par la presse entre Kevin Rudd et Tony Blair, tant au niveau du positionnement politique que de l’histoire personnelle (perte d’un parent pendant l’enfance) et des convictions religieuses des deux hommes. Bonne chance en tout cas au nouveau Premier Ministre australien qui sera je l’espère un pionnier de la cause environnementale sur la scène internationale.

Voir en VO (anglais australien) le site Internet de campagne de Kevin Rudd : www.kevin07.com.au

Voir en VO (anglais australien) le blog (pas mis à jour régulièrement) du Premier Ministre sortant John Howard : http://johnhoward.blogspot.com/

29/10/2007

Ca ne prend pas la tête à Papineau d’avoir une opinion

La blogosphère politique ne connaît pas de frontières. Emmanuel, blogueur québécois, a accepté de répondre aux questions de Double Regard sur son blog, intitulé «La tête à Papineau» (http://lateteapapineau.blogspot.com), le souverainisme au Québec, l’élection de Nicolas Sarkozy et l’avenir des relations franco-québécoises. Qu’il soit remercié d’avoir accepté de répondre à cette interview exclusive pour Double Regard :

Double regard : Pourquoi avez-vous choisi d’appeler votre blog «La tête à Papineau» ?

La tête à Papineau c’est d’abord une expression langagière québécoise.  On l’utilise souvent pour dire que ça ne prend pas un génie pour comprendre ou faire quelque chose.  Par exemple, on peut dire que ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que Sarkozy est plus à droite que Royal. 

Pourquoi Papineau ?  Louis-Joseph Papineau était un homme politique canadien-français du 19e siècle qui a participé directement aux rébellions de 1837-38 dans le Bas-Canada de l’époque. Réputé comme étant excessivement brillant son nom est demeuré jusqu’à aujourd’hui un synonyme de perspicacité intellectuelle.

J’ai donc décidé d’appeler mon blogue « La tête à Papineau », comme le sous-titre de mon blogue le dit, car je crois qu’il ne faut pas avoir la tête à Papineau pour avoir une opinion politique. Je crois que tout le monde devrait pouvoir livrer son opinion sans peur d’être jugé. C’est là, d’après moi, la base de la démocratie.

Double Regard : Quels sont les thèmes que vous abordez le plus sur votre blog ?

Mon blogue a d’abord comme thème principal la politique canado-québécoise. C’est ce qui m’intéresse le plus.  Par contre, je ne suis fermé à rien. Il est possible que je traite d’autres sujets. Cependant, ça serait mentir de dire que ce blogue n’est pas dédié majoritairement à la politique au Canada et au Québec.   

Double Regard : Vous sentez-vous avant tout Québécois, Canadien ou Citoyen du Monde ?

Je suis avant tout un Québécois.  Il n’y a aucun doute que mon appartenance première va au Québec. C’est là que je me sens chez nous. Ce n’est pas vrai que je me sentirais chez nous à Paris, New York ou Ottawa. En tout cas, pas à court terme. Mon chez-moi c’est le Québec. Par contre, en tant que Québécois, je sais très bien que nous ne vivons pas en vase clos. Il y a de plus en plus d’interdépendance entre les nations et je crois qu’il serait dangereux d’ignorer ce fait. La terre est plus petite que jamais et le rapprochement entre les nations permettra assurément d’enrichir le Québec de demain. 

Je crois aussi que nous sommes tous des citoyens du Monde. Il n’y a pas besoin d’avoir un sentiment en ce sens. C’est un fait inaliénable. Peu importe les changements politiques qui surviendront dans le futur, nous serons toujours des habitants de la terre tandis que  pour être Québécois, il faut le vouloir, il faut le ressentir. On ne peut pas forcer aucun immigrant à être Québécois.  Deviendra Québécois celui qui se sentira Québécois ou celui qui voudra l’être.

Lire la suite "Ca ne prend pas la tête à Papineau d’avoir une opinion" »

22/10/2007

Le miracle du vingtième siècle

«Le miracle du vingtième siècle». Voici comment le Président de la République Nicolas Sarkozy a qualifié aujourd’hui l’établissement de l’Etat d’Israël en 1948 face à son hôte élyséen Ehud Olmert, Premier Ministre de l’Etat hébreu en visite officielle à Paris, rapporte le quotidien israélien de centre-gauche Haaretz. Habitué des formules choc, le Président Sarkozy ne fait cependant que rappeler une réalité objective. Comment ne pas parler de miracle le fait pour un peuple d’avoir réussi à bâtir un Etat démocratique, moderne et prospère seulement quelques années après le drame innommable de la Shoah ?

Certes, les prémices de l’Etat hébreu ont vu le jour bien avant l’extermination des Juifs d’Europe par l’Allemagne Nazie. En 1909, était ainsi fondée la ville de Tel Aviv, ce qui signifie «Colline du Printemps» en hébreu. Il faut dire que c’est au moment de Pessah, la Pâque juive, en 1909, que fut fondée une métropole qui est désormais devenue la capitale économique de l’Etat hébreu.

Des fleurs dans le désert, des gratte-ciels au milieu de nulle-part, c’est en partie cela le miracle de l’Etat hébreu. Mais c’est aussi l’affirmation de la conscience politique profondément démocratique et humaniste d’un peuple qui, alors qu’il venait pour un grand nombre de ses pairs de subir l’une des plus grandes tragédies de tous les temps, a su véhiculer de 1948 jusqu’à nos jours les valeurs de pluralisme, de respect de la dignité humaine et de progrès social aux côtés d’impératifs de sécurité indispensables dans le contexte de la création de l’Etat hébreu.

Bien évidemment, il ne s’agit pas de tomber dans l’idéalisation d’un peuple ou d’un Etat. Comme toute Nation, Israël possède des zones d’ombre dans son histoire. Sabra et Chatila ? Certes. Même s’il ne faut pas oublier que ce sont les milices phalangistes chrétiennes qui sont à l’origine des massacres commis, et non les soldats de Tsahal. Sabra et Chatila illustre bien le cas d’une zone d’ombre de l’histoire d’Israël amplifiée et fantasmée par les détracteurs de l’Etat hébreu. Faire d’Ariel Sharon le seul responsable des massacres de Sabra et Chatila consiste à instrumentaliser l’histoire à des fins politiques bien souvent indéfendables, étant donné que la haine d’Israël en est la principale origine. Et au Moyen-Orient, la haine d’Israël consiste à bien souvent à en souhaiter la destruction, même aux plus hauts sommets d’Etats. Le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad en est la plus sinistre illustration, par ses déclarations publiques fracassantes en faveur de l’élimination de la carte du monde de l’Etat hébreu.

Ni bon ni mauvais, mais certainement éthiquement bien au-dessus de bon nombre de Nations, l’Etat d’Israël fait en tout cas partie des pays les moins expansionnistes de la planète. Même les colons israéliens les plus radicaux ne revendiquent pas de territoires au-delà de l’Israël biblique, le fameux Grand Israël, ce qui ne représente en superficie que l’équivalent de quelques départements français. Quel autre Etat peut en dire autant ? La plupart des pays si l’on regarde l’histoire contemporaine ou plus lointaine ne peuvent en dire autant : les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Espagne, le Portugal, la Russie, le Japon, la Chine, la Belgique ou encore le Maroc ne sont que quelques exemples de Nations (grandes sous d’autres aspects) qui ont montré ou parfois continuent de montrer une soif immodérée de conquête et de domination.

Oui, 1948 est belle et bien l’année d’un miracle, celle de la naissance du seul Etat démocratique du monde arabe. L’oublier serait intellectuellement malhonnête.

27/09/2007

Vers une «révolution safran» ?

Selon différentes sources, la répression d'une manifestation de moines par la junte militaire birmane a fait quatre morts et une centaine de  blessés ce mercredi. Suite à la répression accrue de la dictature militaire birmane au pouvoir contre des civils, le Président de la République Nicolas Sarkozy a appelé les entreprises à un gel de leurs investissements en Birmanie. Cette mise en garde concerne notamment le groupe pétrolier Total qui exploite des gisements de gaz naturel off shore en Birmanie. Pour faire face à l’aggravation des tensions, le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit se réunir en urgence. Concernant la très emblématique opposante et Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, l’hypothèse de son incarcération par les autorités birmanes a été évoquée par un leader de l’opposition birmane en exil. Deux personnalités soutenant le mouvement de protestation des bonzes ont par ailleurs été arrêtées à leur domicile: Zaganar, le plus célèbre des comiques birmans, et Win Naing, un homme politique modéré. Ces deux personnalités ont été vues ces derniers jours à Rangoon en train d'offrir de la nourriture et de l'eau aux moines qui défilaient.

Peut-être le début de ce qui pourrait être appelé la «révolution safran»…

26/09/2007

Les réseaux sociaux et la politique

Newsweek_facebook_rap Il y a quelques années déjà, les réseaux sociaux ont investi Internet. C’est devenu flagrant depuis MySpace et maintenant Facebook.

 

Facebook, le réseau social du moment sur Internet, celui sur lequel il faut être, et ainsi pouvoir étaler sa vie personnelle à des amis, des anciens copains, des relations professionnelles ou même des quidams que vous n’avez jamais rencontrés.

 

On parle beaucoup de Facebook entre autres parce qu’il a révolutionné le futur d’Internet. Avant, au temps du web 1.0, seuls les sites existaient. Chaque entreprise faisait sa publicité et ça s’arrêtait là. Puis est venu le temps du web 2.0 et avec lui ont émergé les blogs, les réseaux sociaux, les communautés. Facebook est donc un de ces réseaux-ci mais, contrairement à tous les autres, il laisse des développeurs indépendants créer des applications sur son site, et partage les revenus de la publicité avec eux. Ce système permet d’envisager l’avenir : un site sera communautarisé, certaines de ses applications seront développées par des gens externes au site, et les revenus seront partagés.

 

Cette émergence fulgurante des réseaux sociaux n’est bien évidemment pas passée inaperçue du grand public.

 

 

Forcément, la politique n’est pas en reste. Et un des candidats à l’élection présidentielle américaine (qui a lieu l’année prochaine) a particulièrement investi la Toile. Barack Obama, candidat à l’investiture démocrate en 2008, a décidé de se servir le plus possible des nouvelles technologies.

   

B. Obama a annoncé sa candidature pour l’investiture démocrate le 10 février 2007. En mars, il a posé une question aux utilisateurs de Yahoo Questions-Réponses (sur le site américain) : « Comment pouvons-nous engager plus de personnes dans le processus démocratique ? ». Cette question a reçu plus de 17.000 réponses…..

Peu importaient les réponses, sa campagne sur Internet était lancée.

   

 

Un des co-fondateurs de Facebook, Chris Hughes, s’est ensuite impliqué dans la campagne de B. Obama, et a mis son site à disposition : plusieurs groupes soutenant Obama ont vu le jour (depuis, d’autres candidats à l’investiture en ont également).

   

A lui seul, il invente un nouveau genre de faire campagne : il fait participer des blogueurs extérieurs, il est celui qui lit les emails de Obama, et surtout il a développé les levées de fond sur Internet. Les supporters d’Obama utilisent Internet pour créer leurs propres événements (très facile à faire sur Facebook, par exemple) de collecte de fonds. ¼ de l’argent collecté par B. Obama l’a été via Internet.

Sur Facebook, un des groupes qui a attiré le plus de personnes s’appelle Barack Obama (One Million Strong for Barack) et a 350.000 membres, une bonne base de supporters.

Et il a lancé My.BarackObama.com. Ce site a permis de trouver plus de supporters et de les mobiliser. Ces supporters sont des utilisateurs réguliers d’Internet, donc principalement des jeunes technophiles. Un profil qui d’habitude s’intéresse peu aux campagnes politiques. Ce site est un réseau social à lui tout seul. Un réseau social politique, tendance Obama. Il permet de se connecter à d’autres supporters d’Obama. Le site a maintenant 70.000 supporters et leur permet d’ouvrir des blogs, de se connaître, d’organiser des événements (en lien avec la campagne) et, bien entendu, de faire une donation.

 

Internet a donc été investi par les équipes de campagne de Barack Obama, ce qui a permis de faire énormément de buzz autour de sa candidature. Et comme chacun sait, le buzz entraîne le buzz. On a donc vu, par exemple, une vidéo sur YouTube enregistrée par une de ses fans qui proclamait ‘I got a crush on Obama’ (qu’on pourrait traduire par ‘J’ai un coup de cœur pour Obama’).

 

Internet est parfaitement intégré à la campagne politique de Barack Obama, la première fois qu’Internet n’est pas considéré en appui, mais est bien partie prenante de la campagne. Maintenant reste à savoir si cela suffira à Obama pour obtenir l’investiture démocrate, ce qui est loin d’être gagné. Il est toujours distancé par Hillary Clinton dans les sondages.

 

 

Agathe