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10/04/2008

La politique poubelle de Silvio Berlusconi

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«La gauche n’a même pas de goût pour les femmes. Nos candidates sont non seulement belles mais super-diplômées (…) Quand je regarde le Parlement, il n’y a pas de comparaison possible». Silvio Berlusconi, le 8 avril 2008, dans le cadre de la campagne électorale des législatives italiennes.

Avec un tel raisonnement, on se retrouve à voter en Italie pour Alessandra Mussolini, la petite-fille du Duce (en photo à la une du magazine Playboy en 1983), et en France pour Marine Le Pen…

Le plus choquant est que de tels propos puissent avoir été tenus par un ancien chef de gouvernement d’un des pays les plus développés de la planète, qui risque de revenir au pouvoir dans quelques jours, et qui dit en moyenne une aberration démago-populiste tous les deux jours…

08/03/2008

Descente aux enfers ?

   

1 USD = 0,6514 EUR


   

Triste. Vous n'allez pas me revoir de sitot.....

21/11/2007

Pour une éthique en politique

Hollande_besancenot

Encore une photo qui devrait faire réagir plus d’un démocrate. Et qui visiblement ne le fait pas…Toute la gauche main dans la main à la Fête de l’Humanité, de François Hollande (PS) à Olivier Besancenot (LCR) en passant par Cécile Duflot (les Verts) et Marie-George Buffet (PCF). Cette photo qui remonte au 15 septembre 2007 a été publiée de nouveau sur le site Internet du quotidien Le Monde (www.lemonde.fr) le 17 novembre dernier à l’occasion d’un article intitulé «Réforme des retraites : ce que les gauches auraient fait». Je préfère très largement le titre, qui insiste sur la pluralité de la gauche – les gauches – plutôt que l’image retenue qui met en avant la gauche comme pouvant constituer un bloc unitaire malgré la pluralité de ses composantes et surtout leur attachement ou non aux valeurs de la démocratie. Je le redis de nouveau sur ce blog, il existe bien une ligne de fracture en France à droite comme à gauche entre démocrates et représentants de courants de pensée rejetant la démocratie ou la concevant de manière radicalement opposée à celle issue des Lumières et de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Comme pour Ségolène Royal qui faisait applaudir Arlette Laguiller lors d’un meeting de campagne au printemps 2007, comme pour bon nombre d’élus UMP de la région PACA qui flirtent trop souvent sans complexes avec la droite dite nationale, je réaffirme mon souhait d’une éthique en politique qui fasse primer le respect de la démocratie et des droits de l’homme sur toute autre considération politicienne tactique.

Sans diaboliser les extrêmes, de droite ou de gauche, sachons faire primer notre attachement à ce qui fonde la socle commun de notre République sur toute autre considération.

17/11/2007

La négation de la démocratie dans le texte

Les extraits mis en gras le sont par les soins de Double Regard.

Appel de la coordination nationale universitaire du 10 et 11 Novembre de Rennes

Nous, étudiants réunis en coordination nationale, représentant les assemblées générales de universités, constatons que la mobilisation prend chaque semaine de l'ampleur contre la LRU et les attaques du gouvernement. Plus de 50 assemblées générales ont eu lieu cette semaine, réunissant des dizaines de milliers d'étudiants. Plus de 25 universités sont en grève, dont plus de 15 ont voté massivement le blocage et l'arrêt total des cours. La mobilisation des étudiants s'annonce donc massive. Des assemblées générales sont prévues cette semaine dans presque toutes les universités.

Nous refusons la LRU parce qu'elle vise à démanteler le service public d'enseignement supérieur, amorcé depuis plus de 30 ans à travers de nombreux projets de lois (loi Faure, Projet
De Waquet, Plan U3M, LMD, Loi de Modernisation des Universités), dont l'objectif principal est la mise en concurrence des universités à l'échelle mondiale comme aux niveaux nationaux. La LRU va vers la privatisation des universités, augmentant ainsi le poids des entreprises et du privé. Les universités pourront être gérées comme des entreprises par des présidents tous puissants et des conseils d'administration avec encore moins de contrôle démocratique. Ainsi, les universités seront mises en concurrence avec comme conséquence une baisse du financement des filières considérées comme non rentables, une dégradation des conditions d'études dans les universités, et une augmentation de la sélection envers les étudiants. La loi instaure une pré-sélection des lycéens à l'entrée de l'université et facilite à terme l'augmentation des frais d'inscriptions. Nous appelons l'ensemble des lycéens-ennes à se mobiliser et à bloquer leurs établissements.
De plus, les personnels enseignants comme non enseignants seront précarisés et gérés directement par la présidence des universités : c'est la casse de leur statut qui est programmée.
Cette réforme n'étant ni négociable, ni amendable tant au niveau national que local, nous exigeons son abrogation.

La LRU n'est qu'une des mesures qui s'inscrivent dans la logique globale de casse de l'éducation, des services publics, et de l'ensemble des droits sociaux.
Nous exigeons un cadrage national des diplômes, une augmentation des aides sociales et du budget de l'enseignement supérieur, ainsi que la suppression des frais d'inscription. En particulier, nous exigeons le rétablissement des 22000 postes de fonctionnaires supprimés cette année dont les 11200 dans l'éducation nationale.
Nous exprimons notre solidarité avec les luttes des salariés qui se déroulent en ce moment et avec leurs revendications : contre la remise en cause des régimes spéciaux et pour le retour aux 37,5 annuités pour tous ; contre les franchises médicales ; contre la précarisation des statuts de la fonction publique. Cette solidarité ne doit pas être un vain mot elle engage tous les acteurs du mouvement social à travailler et à lutter ensemble. Nous dénonçons également la stigmatisation des immigrés et nous exigeons l'abrogation des lois anti-immigrés en particulier la loi Hortefeux, la régularisation de tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention, et la fin des rafles. Au rouleau compresseur du gouvernement nous opposons la convergence des luttes tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.

Le gouvernement fait fermer les universités bloquées et envoie les CRS dans celles qui sont occupées. A la mobilisation, le gouvernement répond par des pseudo promesses et par une répression dans les universités, nous appelons au boycott et blocage des commissions de mise en place de la LRU. Nous condamnons fermement les fermetures administratives et les agissements de la police.
Face aux référendums organisés par les administrations nous affirmons la seule légitimité des Assemblées Générales et des comités de grèves pour décider des suites du mouvement. Les votes à bulletins secrets doivent être empêchés car ils nuisent au mouvement.

Nous appelons la population à soutenir notre mobilisation, celle des cheminots et la grève du 20 novembre dans la fonction publique. C'est par une lutte de tous et pour tous, que nous pourrons faire céder le gouvernement.

Nous appelons les étudiants à se mettre en grève dès maintenant, à construire la lutte avec piquets de grève, blocage et occupation à discuter et convaincre autour d'eux pour construire un mouvement encore plus massif. Nous appelons tous les personnels des universités à nous rejoindre dans la grève.

Nous appelons à une journée nationale d'action de blocage des gares le mardi 13 Novembre.

Nous appelons à manifester aux côtés des cheminots le 14 ou le 15 novembre selon les villes. Nous appelons à manifester massivement le 20 novembre avec la fonction publique.

Nous appelons les salariés du public comme du privé à se saisir de ces dates pour nous rejoindre dans la grève, car c'est tous ensemble étudiants lycéens travailleurs que nous ferons céder le gouvernement.

La coordination ne reconnaît pas et condamne toute négociation de syndicat ou organisation avec le gouvernement car l'objectif est la mise en place d'un rapport force, le seul moyen de satisfaire nos revendications.

Le manque de culture politique et de rigueur intellectuelle de cette coordination concernant la réforme Devaquet apparaît insignifiant à côté de la négation des règles de base de la démocratie dont fait preuve la coordination nationale universitaire. Et je le répète, je n’aborde pas pour le moment le contenu de la loi Pécresse, qui est encore un autre sujet, ni la légitimité ou non des blocages, qui est un autre sujet.

12/11/2007

Les enfants gâtés de la démocratie

Hier dimanche, j’apprends par le biais d’Internet et de la télévision française que les représentants des étudiants se seraient prononcés contre les votes à bulletins secrets pour décider des grèves ou des blocages, affirmant la «seule légitimité des assemblées générales et des comités de grève» (sic). Pour mémoire, le vote à bulletin secret est l’une des mesures mises en place par la loi sur le service minimum.

Quand j’entends cela, je le dis très clairement, je suis choqué. Extrêmement choqué. Je l’affirme publiquement sur ce blog, de tels propos sont contraires aux principes de base de la démocratie. Comment peut-on justifier que des votes à main levée au sein d’assemblées générales improvisées ne représentant qu’une infime minorité d’étudiants puissent avoir une plus grande légitimité qu’un vote à bulletin secret, seul garde-fous contre les pressions pouvant s’exercer sur les participants aux AGs ?

C’est le même raisonnement qui me fait m’opposer à l’idée d’un vote par Internet pour des élections. Sans aller jusqu’à évoquer le cas de femmes soumises à leurs maris qui perdraient leur liberté de choix à l’occasion d’une élection, je voudrais citer le cas d’un membre de ma famille d’une vingtaine d’années qui a pris part à l’élection présidentielle du printemps dernier. Evoluant dans un milieu intellectuel de gauche, cette personne a souhaité voter pour François Bayrou au premier tour de la présidentielle, et y a renoncé in fine dans l’isoloir s’imaginant entouré de sa famille qui lui disait «tu dois voter Ségolène Royal». N’arrivant pas à assumer son choix et désireux de ne pas mentir, ce membre de ma famille a voté Ségolène Royal alors qu’il souhaitait accorder son suffrage à François Bayrou. Et pourtant, il y avait un isoloir et un bulletin secret. Et pourtant, ce membre de ma famille n’est ni malade, ni timoré. Imaginez ce que cela aurait donné dans le cadre d’un vote par Internet… La logique est la même, en pire, pour une Assemblée générale improvisée. Croyez-en ma petite expérience, il faut un courage presque héroïque pour voter contre un blocage d’université quand il s’agit d’un vote à main levée, organisé généralement par des partisans du blocage. Par principe, nul ne peut organiser une consultation électorale de quelque nature que ce soit, et en être un acteur principal. En d’autres termes, nul ne peut être juge et partie.

Par conséquent, affirmer la «seule légitimité des assemblées générales et des comités de grève» est un profond déni de démocratie et un mépris pour la majorité des étudiants. Je ne peux pas imaginer qu’une minorité d’étudiants ne représentant qu’eux-mêmes, des enfants gâtés de la démocratie qui ne savent pas la chance qu’ils ont de vivre et d’étudier dans une démocratie, certes imparfaite, mais une démocratie, qui méprisent la démocratie au point de la piétiner, puissent dicter leurs lois dans les campus universitaires et les gares. De tels propos soulignent très clairement qu’il existe bien une gauche antidémocratique qui est prête à tout pour arriver à ses fins. Non, la fin ne peut pas toujours justifier les moyens.

Je ne parle même pas dans ce post de la légitimité ou non du blocage d’une gare ou d’une université, ce qui est encore un autre débat. Je ne parle pas non plus du débat sur la loi Pécresse qui est encore un autre débat. Je parle uniquement des règles du jeu qui permettent de prendre une décision ayant un impact majeur sur une grande partie de nos concitoyens.

Demain mardi, nous devons être le plus grand nombre à dire non à des décisions arbitraires qui impactent en profondeur les libertés fondamentales de la plupart des habitants de ce pays. Ne laissons pas des gares bloquées suite à des décisions arbitraires qui ne représentent qu’une minorité qui ne cesse de piétiner la démocratie. Et je le répète, on peut être contre la loi Pécresse, pour le blocage des facs et des gares, mais aussi opposé à des méthodes antidémocratiques comme le vote à main levée de minorités réunies en AGs.

05/10/2007

Les effets pervers d’un certain angélisme

Alors que je viens d’allumer mon poste de télévision pour regarder le journal télévisé du soir, je découvre un reportage sur les violences urbaines de la nuit dernière qui sont intervenues à Saint-Dizier en Haute-Marne. Comme dans 95% des cas dans les médias français, la chaîne de télévision parle de violences résultant de jeunes de 12 à 20 ans. Jeune, voici le maître mot des journalistes dès que des violences urbaines impliquent des personnes de moins de 25 ans. Quand le braquage d’une banque est réalisé par une bande de quinquagénaires, les journalistes parlent de bandits, de braqueurs, sans mentionner ou s’attarder sur l’âge des malfrats. Quand un individu de 40 ans commet un vol, les médias français parlent d’un voleur. Lorsqu’une personne de 60 ans viole une petite fille, va-t-on parler d’un crime sur une enfant résultant d’un senior ou d’un vieux ? Les médias français semblent fonctionner dans leur grande majorité comme si tout délit ou crime réalisé par un individu mineur ou jeune adulte permet d’occulter sa qualité de délinquant, voyou, voleur, violeur ou criminel selon les cas. Une «tournante» (un mot choquant qui minimise de mon point de vue l’extrême gravité des viols collectifs) dans une cité de banlieue ? Des jeunes en seraient responsables. Le pervers de 60 ans sera perçu par les médias comme un pervers avant d’être un senior. Pourquoi en serait-il différent pour un pervers de 19 ans ? Pour beaucoup, cette perversion linguistique serait issue d’un certain «politiquement correct de gauche» qui dans la culture de l’angélisme post soixante-huitard chercherait à tout prix à faire du jeune, délinquant ou non, une victime de la société. En admettant, ce qui est déjà discutable, que cette attitude provienne d’une bonne attention, ces personnes se rendent-elles compte de l’effet pervers que ce type de comportement peut avoir sur une classe d’âge dans son ensemble ? C’est avec ce genre d’amalgames extrêmement pervers qu’une classe d’âge comme les jeunes peut se retrouver au yeux de bon nombre de Français (certes pas les plus futés…) cataloguée comme dangereuse, violente, incivique… j’en passe et des meilleures… Le même effet pervers existe pour les personnes issues de l’immigration maghrébine et subsaharienne. J’ai moi-même eu à subir ces effets pervers en tant que jeune étudiant. Alors que j’étais client d’une brasserie dans le 13ème arrondissement de Paris avec un copain de fac, des casseurs suivant une manifestation de lycéens ont détruit une partie du restaurant où je me trouvais. Accessoirement, si l’ami avec qui je me trouvais ne m’avait pas alerté pour que l’on se réfugie à proximité des cuisines du restaurant, nous aurions reçu une table de brasserie qui ne m’aurait pas nécessairement permis d’écrire ce soir ce post sur double regard…

Alors que nous venions d’être victimes d’une bande de casseurs cagoulés, pardon de jeunes, venus discréditer une manifestation lycéenne tout à fait pacifique et légitime, mon ami et moi nous sommes faits presque injuriés par les patrons de la brasserie ainsi que par certains clients… Le comble… Parce que jeunes, nous étions nécessairement associés aux casseurs et aux manifestants, qui ne faisaient d’ailleurs plus qu’un dans l’esprit des gérants du restaurant. Client jeune, manifestant pacifique, casseur, après tout, il n’y a pas beaucoup de différences pour des esprits simples abreuvés de mass médias qui par angélisme pour des jeunes délinquants, ne font qu’accroître le fossé et l’incompréhension entre les générations. Un fossé intergénérationnel qui n’a jamais été aussi fort qu’actuellement… Regrettable… Les médias en sont pour beaucoup responsables…

26/09/2007

Tabac contre accès au savoir ?

De retour d’outre-mer, je voudrais évoquer ce qui pourrait apparaître pour certains comme un point de détail mais qui pour moi ne l’est pas. Les départements d’outre-mer bénéficient d’avantages fiscaux sur un certain nombre de produits, le tabac en particulier. A Fort-de-France, une cartouche de Marlboro Lights ne coûte ainsi que 40 euros, sans parler du duty free de l’aéroport qui permet à tout voyageur vers la métropole d’obtenir le même produit à 26 euros.

Me trouvant hier soir à l’aéroport Martinique-Aimé Césaire en attente d’un embarquement sur un vol d’Air Caraïbes vers la métropole, j’en ai profité pour m’approvisionner en tabac pour un ami qui en bénéficie à chacun de mes voyages. Prévoyant les huit longues heures de vol à venir, j’en ai profité pour aller au kiosque à journaux pour acheter un hebdomadaire. Toujours un choix difficile… Cette fois-ci, la une du Point sur le très austère et très puissant Secrétaire Général de l’Elysée Claude Guéant m’a fait me décider sur l’hebdomadaire de centre-droit qu’il m’arrive de lire périodiquement. Prix indiqué : 3 euros. Prix rectifié par l’hôtesse de caisse : 3,50 euros. Un dialogue fort cordial a ensuite démarré entre la caissière et moi sur la fiscalité des biens de consommation outre-mer. Du peu que j’ai pu constater sur place, il en ressort que l’accès à l’information et au savoir pour les domiens est plus cher que pour les «métros», pour reprendre une expression locale.

Par contre, le droit d’attraper un cancer des poumons dès 40 ans est très nettement favorisé du côté de Pointe-à-Pitre, Fort-de-France, Cayenne ou encore Saint-Denis de la Réunion. Oui, cela me choque, car j’estime qu’une politique volontariste en faveur du développement de l’outre-mer ne devrait pas se traduire par un surcoût de l’accès à l’information et au savoir, comme cela est le cas pour la presse et un certain nombre de livres. J’ai pu ainsi constater sur place des surcoûts sur des livres de poche dans plusieurs librairies martiniquaises. Dans des départements où le chômage fait rage, notamment pour les plus jeunes, je trouve choquant que l’Etat favorise davantage la consommation de tabac que la lecture de la presse nationale et l’accès au savoir. C’est dit, et il est vrai que la priorité du moment, pour la Martinique en tout cas, est de faire face aux graves dégâts occasionnés par le cyclone Dean et ses conséquences, notamment l’épidémie de dengue qui sévit dans le sud de l’île, sans parler des risques de contamination de produits agricoles récemment évoqués par les médias… Rien que sur la Martinique, beaucoup de travail pour le très sarkozyste Secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer Christian Estrosi. J’aurai l’occasion de revenir sur l’outre-mer sur double regard suite à ce voyage à titre privé réalisé pendant neuf jours en Martinique.

25/07/2007

Le Tour de France est une véritable farce

Ce post a été rédigé hier mais n’a pu être publié hier pour cause de non-accessibilité à ce blog.

   

Après les scandales de ces dix dernières années, le cyclisme essaie toujours de combattre le dopage. Il en va de sa crédibilité en tant que sport.

      

   

Après l’affaire Festina en 1998, on nous avait promis un Tour (de France) propre, on allait voir ce qu’on allait voir. Dix ans après, on est venus, on a vu, et le Tour n’a toujours pas vaincu.

   

Le dopage est un fléau pour le cyclisme, les coureurs n’ont plus de crédibilité. S’ils gagnent, chacun les soupçonne d’avoir triché, s’ils perdent, tout le monde s’en moque. Ce n’est pas le seul sport qui soit touché par ce phénomène biotechnologique, mais c’est celui où c’est le plus visible et le plus criant.

   

Les chaînes de télévision allemandes qui participent au financement du cyclisme à travers les droits de diffusion télévisuels, avaient menacé d’arrêter de retransmettre le Tour de France si le dopage était prouvé au sein des équipes cyclistes allemandes. C’était une solution, selon eux, pour endiguer ce fléau. L’argent est le nerf de la guerre. S’il n’y a plus d’argent à cause du dopage, alors les cyclistes vont arrêter de se doper. Ça avait au moins le mérite d’être clair, et dit à l’avance.

Mais, coup d’épée dans l’eau, Sinkewitz a été convaincu de dopage au début du Tour de France, ARD et ZDF ont arrêté de retransmettre le Tour sur leurs chaînes. Visiblement, pas la meilleure solution.

   

Aujourd’hui, c’est un des favoris, A. Vinokourov, qui viendrait de tomber pour cause de dopage (à l’heure où j’écris, les contre-expertises n’ont pas encore été publiées, il y a une présomption d’innocence, j’emploie donc le conditionnel). Son équipe, Astana, vient d’annoncer qu’elle se retirait de cette Grande Boucle.

 

   

Quand le dopage sportif s’arrêtera-t-il ?

 

Le cyclisme est un peu l’arbre qui cache la forêt. Les autres sports sont également touchés mais c’est moins criant. Il faut dire que, par exemple pour le tennis ou le football, être dopé permet d’améliorer sa résistance physique mais ne vous fait pas faire des coups ou des passes de génie pour autant. C’est quelque chose qui manque au cyclisme.

Il y a également le fait que c’est une course (sans jeu de mots) entre les cyclistes et les médecins d’une part, et les instances officielles d’autre part. Chacun sait bien que courir 200 kms par jour en montagne, en plat, en contre-la-montre pendant trois semaines met la santé à rude épreuve. Un coup de fatigue plusieurs jours n’a rien d’anormal. Donc les cyclistes essaient de se prémunir, avec l’aide des biotechnologies et de certains médecins, de ces coups de barre tandis que les organisations des courses luttent pour détecter les nouvelles manières de se doper. L’officiel court toujours après le médecin.

   

   

Alors la solution ?

   

Je dois avouer, je suis assez pessimiste. Je ne vois pas de solution dans l’immédiat. Il y a une véritable prise de conscience au niveau du grand public sur les risques très élevés qu’encourent les cyclistes au niveau de leur santé, et sur le fait que les résultats et les records ne veulent plus dire grand chose. On ne récompense pas le meilleur cycliste mais le meilleur médecin.

   

Il faudrait une prise de conscience de tous les coureurs. Mais le problème est l’argent. Tant qu’il y a de l’argent en jeu, certains seront prêts à tout pour en gagner, même -et surtout- à risquer leur vie. Il faudrait alors revenir au sport amateur. Pour l’instant, ce n’est pas la décision prise, et je vois mal comment ça pourra l’être un jour. Peut-être que s’il n’y a plus de spectateurs, alors il n’y aura plus d’argent. Et le cyclisme sera obligé de prendre des mesures radicales contre le dopage. Mais ensuite, eh bien, il lui faudra regagner la crédibilité des spectateurs, ça prendra énormément de temps.

    

Je vois donc plus un statu quo dans l’immédiat. Des instances officielles qui combattent le dopage, et des coureurs qui ne se font pas prendre. Tant qu’ils ne sont pas convaincus de dopage, la situation peut perdurer, le problème est s’il y a trop de coureurs pris.

   

   

A m’entendre parler, je donnerais presque l’impression d’être pour une continuation du dopage. C’est faux. Je pense juste que chaque coureur devrait lutter à armes égales. Plus de dopage pour personne, et des courses revues pour des coureurs, pas des sur-hommes. C’est une hypocrisie générale de penser qu’un coureur normalement constitué, entraîné mais pas dopé, peut avaler trois semaines de Tour avec des étapes de 200 kms sans problème.

    

29/06/2007

Devedjian est une honte pour la France

Patrick Devedjian est un homme politique français. Ce n’est pas à la gloire de la France certes mais c’est un fait. Il est ami avec le Président Sarkozy, et est le secrétaire général de l’UMP et le Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine. Le 27 juin dernier, il était filmé par une chaîne de télévision lyonnaise, avec une Betacam a un mètre de lui visiblement, pour un reportage. Il a été montré en flagrant délit de machisme / connerie / méchanceté (biffer la mention inutile). Il a dit qu’il n’avait pas vu la caméra. Bon, soit il est aveugle, soit il a très bien vu cette camera mais n’a, un court instant, plus pensé à elle…. Donc, dans ce court moment de vérité, Devedjian a traité Anne-Marie Comparini (membre du Conseil Régional de Rhône-Alpes) de “salope”.

 

Au moment où l’on parle de respect des minorités, de droits pour tous, d’égalité pour tous, ce faux-pas embarrasse quelque peu la majorité présidentielle et surtout fait rejaillir, sur toutes les femmes, un sentiment de profonde injustice, inégalité et tristesse qu’on avait pu croire tombé aux oubliettes depuis la candidature de S. Royal aux élections présidentielles.

 

Devedjian sait faire la leçon aux uns et aux autres dès qu’il s’agit de l’Arménie, et du génocide commis contre son peuple par les Turcs en 1915. Ça, dès que le sujet le touche, il n’arrête pas de la ramener. La France entière l’a entendu, pendant des heures, pérorer sur le génocide arménien.

 

Dites-moi, quelle est la différence entre une insulte faite à une représentante du sexe faible (une femme) et une insulte faite a un représentant d’une minorité ethnique (par exemple, un descendant d’Arménien) ?

 

On ne doit pas avoir la même définition de respect des minorités.

 

   

Voici la preuve du délit. Attention, ça va très vite….

17/06/2007

La politique française et moi.....

En ce dimanche de deuxième tour des législatives, quelques réflexions personnelles sur la politique telle que pratiquée en France….

   

 

Je ne suis pas une grande admiratrice de la politique américaine, faite de millions de dollars, privilégiant la communication aux idées, dont les candidats déterminent leurs idées en fonction de celles de leurs électeurs. Mais je dois avouer qu’il y a au moins une bonne chose aux USA : c’est que les élections ont lieu à date fixe, toutes en même temps. Le premier mardi de novembre, tous les deux ans, les électeurs se déterminent pour leurs représentants, et, le cas échéant, leurs sénateurs et leur président. On n’y revient pas.

Alors qu’en France… on a déjà deux tours pour les présidentielles. Ce qui est compréhensible et même positif. Mais ensuite, on remet ça un mois après, deux tours à nouveau, pour les législatives. Les élections municipales sont à une autre date, etc., etc.

Je serais partante pour que les élections aient lieu à date fixe. Déjà ça ne donnerait pas lieu à des marchandages politiques tels qu’on les a connus l’année dernière lors de l’inversion du calendrier électoral. Ensuite, chacun saurait exactement quand voter, longtemps à l’avance. Et enfin, dans la Constitution est écrit que les élections présidentielles ont lieu cinq semaines après la fin du mandat du président sortant. Si jamais N. Sarkozy meurt fin juin, on va devoir aller voter début août, en plein milieu des grandes vacances ???? Autant régler ça tout de suite…

 

   

Il y a quelque chose de bizarre dont je n’ai pas encore compris la logique pour les élections locales.

Je suis, comme vous le savez tous, résidente aux USA. Ce qui fait que je peux voter à l’Assemblée des Français de l’Etranger. Jusque là, rien d’anormal.

Mais je peux également être inscrite sur les listes françaises de la ville que je veux, à quelques conditions (je dois avoir un lien avec cette ville, c’est-à-dire y être née, y avoir de la famille, une résidence, etc.).

Donc, en bonne citoyenne, je me suis inscrite sur les listes d’une commune française. Et je vote donc à l’étranger pour les élections nationales, et en France pour les élections locales. En France où je n’habite pas, et où je reviens rarement.

Par contre, un étranger qui réside depuis plusieurs années en France, qui y paie ses impôts, dont la famille est complètement intégrée en France, cet étranger-là ne peut pas voter localement, et donc est obligé de s’en remettre à ses voisins pour décider de son futur.

   

 

There is something rotten in the Republic of France….