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« Yves Jégo : «Aller la rencontre et dialoguer avec toutes les communautés ultra-marines» | Accueil | Et si nous parlions d’IVG ? »

26/03/2008

Commentaires

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le chafouin

Je crois que l'article de Koz était à prendre au second degré...

Agathe

En effet, c'etait mon impression egalement mais comme ce n'etait pas si evident que ca (et que ca me servait bien pour mon post), j'ai prefere le prendre au 1er.

Si jamais il passe par la, et qu'il confirme que c'etait bien au 2d, il aura droit a mes plus plates excuses ;-)))

Pierre-Yves

De facto, l'euthanasie active existe dans les hôpitaux français.
Dans un, cinq ou dix ans, l'euthanasie active sera autorisée en France.
Le vrai débat réside donc selon moi dans le degré d'encadrement de cette pratique.
Quel doit être le délai de rétractation minimum pour un adulte qui demande à être euthanasié?
Comment encadrer les demandes d'euthanasie émanant de proches d'un patient incurable?
Quid du cas de la démence?
Le risque de dérives existe, le législateur doit par conséquent légiférer de manière précise.
Le statu quo actuel est quelque peu hypocrite, car il ne correspond pas à la réalité des hôpitaux.
Mais la dignité humaine doit s'entendre dans toutes ses composantes: si la dignité d'un malade incurable peut passer dans certains cas par une euthanasie active, l'euthanasie active de quelqu'un atteint de démence peut a contrario porter atteinte à la dignité humaine. Il fait en effet partie du "politiquement correct" actuel que d'affirmer que la vie d'un trisomique ou d'un malade mental ne vaut pas la peine d'être vécue. Sans réellement se pencher sur la réalité vécue par ces personnes...qui développent des qualités humaines bien souvent supérieures à celles des personnes dites "normales".

le chafouin

Pierre-Yves, c'est un peu limite d'en déduire si vite que le débat ne porte pas du tout sur la légalisation de l'euthanasie mais sur ses critères d'application... Personnellement, j epense que le débat doit en rester pour le moment à la quesiton initiale : peut-on décider de donner la mort à quelqu'un, même par compassion?
Personnellement, je réponds toujours non à cette question... De la même façon que je suis contre la peine de mort, qui a ses justifications vis à vis des victimes.

Pierre-Yves

Mon analyse se veut avant tout pragmatique. Quand bon nombre de médecins affirment en «off» qu’ils pratiquent des euthanasies actives au sein de cliniques ou d’hôpitaux français, le législateur se doit d’encadrer cette réalité plutôt que de la nier. Paradoxalement en apparence, une loi légalisant d’euthanasie active de manière restrictive et encadrée serait plus efficace pour prévenir d’éventuelles dérives que le statu quo actuel.
Ensuite, un volet du débat consiste à déterminer qui serait en charge de la pratique d’une euthanasie active. Comme pour l’IVG, le médecin doit de mon point de vue pouvoir faire appel à sa clause de conscience.
En conclusion, face à d’innombrables euthanasies actives «clandestines», mieux vaut encadrer une pratique que le législateur ne peut de toute façon pas empêcher de manière absolue plutôt que de ne rien faire.

le chafouin

Mais ce n'est pas parce que beaucoup grillent les feux rouges qu'on encadre cette pratique...

Pierre-Yves

La seule différence réside dans le fait qu’il n’existe pas en France des policiers ou des gendarmes qui cautionneraient voire encourageraient des automobilistes à griller un feu rouge, à la différence des nombreux médecins qui ont déjà pratiqué des euthanasies actives…

Vanille

et dans un pays où la police est corrompue, il faut que le gouvernement "encadre cette pratique" ?

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